Carpobrotus… une incantation ? Non, une griffe de sorcière !

En bordure du littoral, il est fréquent d’observer, dans les jardins ou sur les talus, une jolie plante grasse à grosses fleurs et à tiges rampantes et robustes, portant des feuilles charnues à trois angles en forme de griffe : le Carpobrotus, plus connu sous le nom de « griffe de sorcière » ou encore « croc de sorcière » ou « doigt de sorcière »

Une jolie sorcière

griffe de sorcièreCette vivace succulente est très tapissante, voire envahissante : elle se ramifie rapidement et couvre le sol au risque d’étouffer ses voisines… quoi de plus normal pour une sorcière….

Pourtant, cette plante originaire d’Afrique du Sud (région du Cap), de la famille des Aizoacées, dispose de nombreux atouts.

Elle est tout d’abord très jolie lors de sa floraison : dès le mois de mai jusqu’aux gelées, elle se couvre d’une multitude de grosses fleurs de 8 à 10 centimètres de diamètre ressemblant à des marguerites. À Soulac, on trouve plus fréquemment l’espèce » Carpobrotus acinaciformis » qui donne une belle floraison rose pourpre. L’espèce la plus répandue, « Carpobrotus edulis », pousse plutôt sur le littoral méditerranéen et donne une floraison jaune pâle.

Son autre atout est sa forte résistance et sa facilité d’adaptation, car elle est capable de coloniser les rochers littoraux, les falaises siliceuses, les sols rocailleux, secs ou sableux… une qualité qui a permis de fixer bien des dunes… Elle est de plus facilement reproductible car elle produit environ 1000 graines par fruit, très appréciés par les lapins, et ses tiges lui permettent, grâce aux stolons qui se développent dans la terre, de se ramifier rapidement..

Mais une dangereuse invasive

griffe de sorcièreMais ces propriétés peuvent se transformer en nuisance écologique si on le la contrôle pas, car la plante envahit facilement l’espace autour d’elle et élimine toutes les espèces indigènes qu’elle rencontre : l’oyat, l’immortelle, etc. Le meilleur moyen de la contenir est l’arrachage manuel !

La plante a été introduite en 1680 au jardin botanique de Leyden, en Hollande, en qualité de plante exotique ornementale. Puis elle a été cultivée dans divers jardins botaniques d’Europe pour sa naturalisation. Au début du XXe siècle, elle a massivement été implantée sur le pourtour de la Méditerranée, principalement en Provence et en Corse, puis sur la côte atlantique, jusque dans le jardin…de la Villa Laurion.

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