Une balade à vélo de Soulac au Verdon

Voici une idée de sortie très agréable et accessible à tous : une balade à vélo de Soulac au Verdon par la piste cyclable.

Le trajet fait environ 7 kilomètres à l’aller et se fait en 30 minutes environ, trois quarts d’heure pour ceux qui prennent leur temps. La voie, goudronnée et en très bon état, est plutôt facile (peu de montées). Elle traverse la forêt domaniale de la Pointe de Grave et offre de son point culminant une vue panoramique sur la mer.

Chemin de Compostelle, voie ferrée et Vélodyssée

balade de Soulac au VerdonLa piste suit le Chemin de Compostelle qu’empruntent depuis des centaines d’années les pèlerins en longeant le littoral atlantique, également appelée « Voie de Soulac ».

Elle longe presque continuellement jusqu’au Verdon une ligne de chemin de fer sur laquelle circule tous les étés un petit train touristique qui relie Soulac à la Pointe de Grave. Cette ligne a été construite en 1840 pour transporter des blocs de rochers, en provenance de Charente et du Blayais, destinés à réaliser les grands travaux de protection côtière. Sur la plage, on distingue encore les rails qui se jettent dans la mer (vision assez  surréaliste), témoignage du travail d’acheminement des blocs pour la construction des digues. Les noms donnés aux plages avoisinantes, « Les Cantines », « Les Huttes », attestent des activités des ouvriers qui vivaient sur le chantier et avaient créé leurs propres espaces de vie, de repas et d’habitation.

Cette même piste cyclable est également un tronçon de la Vélodyssée, une longue piste de 8186 kilomètres qui relie le Cap Nord en Norvège à Sagres, au Portugal dans le cadre d’un programme européen d’aménagement de voies cyclables, La partie française, longue de 1250 kilomètres, longe une partie de l’océan Atlantique en passant par Le Verdon et Soulac-sur-Mer.

Un parcours à suivre selon son envie

Que l’on soit sportif, aventurier ou tout simplement curieux, cette balade s’adapte à tous les styles et peut se dérouler de plusieurs manières.

balade de Soulac au VerdonSur une demi-journée en mode « sportif », en aller-retour Soulac/Le Verdon/Soulac avec une halte dans l’un des cafés ou l’une des brasseries qui longent les berges de l’estuaire de la Gironde, histoire de se revigorer avant le retour.

Sur une journée (ou plus) en mode « aventurier » : une fois arrivé au Verdon dans la matinée, le cycliste embarque sur le ferry qui relie Le Verdon à Royan et, après une traversée d’une vingtaine de minutes, il peut parcourir la ville à la découverte de ses quartiers (le quartier de Pontaillac et ses belles villas Art Nouveau, le quartier Foncillon et l’architecture des années 50, le marché central -l’un des plus beaux de France , le port de plaisance, etc.)

Sur une journée en mode « découverte » : avec un pique-nique dans le sac à dos et une gourde bien remplie, le cycliste est paré pour effectuer ce même parcours en s’autorisant quelques haltes à la découverte du patrimoine architectural et naturel de la zone traversée.

Idées de haltes sur le parcours

Fort des Arros
Fort des Arros

La première halte se situe au niveau du lieu dit « Les Piscines », presque au début du parcours : au Fort des Arros. Ce nom désigne une série de batteries de côte construites dans un premier temps en 1938 par les Français (commandement de la Marine française) afin de protéger l’entrée de l’estuaire de la Gironde. Le site comporte alors quatre plateformes de forme cylindrique équipées d’un canon pivotant à 360° ainsi qu’un poste d’observation. Les forces allemandes qui investissent les lieux en 1940 occupent ensuite ces batteries, les aménagent et en érigent d’autres : les blockhaus. Plusieurs d’entre eux, disséminés dans les dunes et la forêt, sont accessibles à la visite au moyen d’une lampe-torche (mais attention aux enfants…), certains contenant encore la structure de lits métalliques, d’autres des restes de carrelages (blockhaus hôpital).

anémomorphose
anémomorphose

La seconde halte peut se faire lorsque la piste longe les dunes sur quelques dizaines de mètres. La démarcation entre les dunes et la forêt est ici très nette. Face aux aux assauts répétés des sables et des vents, la forêt forme une masse compacte et dense, composée essentiellement de chênes verts et de pin, que l’on appelle « le bouclier vert ». En première ligne, certains arbres sont tordus, déformés, même parfois couchés. Ce phénomène, dû aux attaques des vents d’ouest chargés de sable et de sel, impacte surtout les pins, plus malléables que les chênes : il est appelé anémomorphose.

Phare de Grave
Phare de Grave

La troisième halte proposée se situe presque à l’arrivée du parcours : il s’agit du phare de Grave. Construit en 1823 (mais reconstruit en 1842 puis 1860), ce phare était destiné à faciliter l’entrée de l’estuaire. Constitué d’une tour carrée en maçonnerie lisse et blanche avec des chaînes d’angle en pierres noires apparentes, le phare est flanqué d’un bâtiment bas en forme de U qui abrite une intéressante collection d’objets anciens et modernes relatifs au phare de Cordouan et au Service des Phares et Balises, ainsi que des maquettes de tous les phares de la Gironde, des photographies sur la vie des gardiens de phare, etc. Après avoir gravi les 107 marches jusqu’au sommet, le visiteur peut admirer le paysage environnant en étant guidé par une table d’orientation.

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