Master and Commander : de l’autre côté du monde

Pour les amoureux des récits maritimes, voici un superbe film d’aventures dont le rôle principal est magistralement interprété par Russel Crowe : « Master and Commander : de l’autre côté du monde ».

Nommé dans dix catégories à la 76ème cérémonie des Oscars (2004), le film a remporté les prix du meilleur montage son et de la meilleure photographie. Il faut dire que les images sont vraiment superbes, offrant parfois des tableaux somptueux inspirés de la peinture néo-classique !

Une course poursuite à travers les mers

L’action se passe en 1805. Le capitaine Jack Aubrey, l’une des figures les plus brillantes de la Marine Royale britannique, commande le vaisseau HMS Surprise. Son navire est un jour attaqué par le vaisseau français l’Archéon : gravement endommagé, il perd une grande partie de son équipage. Jack Aubrey n’aura alors de cesse de se venger et de poursuivre le navire ennemi à travers les mers, du Brésil aux îles Galapagos, en passant par les brumes du Cap Horn. Cette quête insensée tourne à l’obsession, mais elle est tempérée par la présence à bord d’un jeune médecin, chirurgien et naturaliste qui va adoucir les instincts guerriers du capitaine en partageant avec lui son goût pour la musique et la science…

Thomas Cochrane, véritable maître à bord

Thomas Cochrane
Thomas Cochrane, amiral de la Royal Navy

Le récit s’inspire de l’un des romans maritimes de l’écrivain britannique Patrick O’Brian « Maître à bord », qui retrace la vie de l’amiral Thomas Cochrane, véritable héros de la Royal Navy, célèbre pour son intrépidité, sa ténacité et son courage.

Pour la petite histoire, le vaisseau français fictif l’Archéon dans le film remplace la frégate américaine USS Norfolk du roman. Il s’agissait pour le réalisateur de ne pas froisser la susceptibilité des spectateurs américains en les faisant passer pour « les méchants de l’histoire ». Pour contourner ce problème, le réalisateur a simplement déplacé de 10 ans l’action relatée dans le livre de O’Brian, la situant pendant les guerres napoléoniennes…

Une reconstitution au plus près de la réalité historique

HMS Surprise
HMS Surprise

Le réalisateur s’est remarquablement documenté sur les scènes de combat et sur la reconstitution historique de la vie menée à bord des navires de guerre de l’époque, sans les édulcorer (notamment la vie de l’équipage). Pour le tournage de certaines séquences, la Twentieth Century Fox a racheté le « Rose », un grand navire-école, réplique exacte d’un trois-mâts de la Royal Navy des années 1800. Par ailleurs, les plus grands spécialistes de la marine ont été consultés, de nombreux accessoires sont des répliques d’objets exposés au British Museum et certains documents papier filmés en gros plan sont des originaux…

Mais, au delà de la qualité technique des combats et de la palpitante course poursuite entre les deux vaisseaux ennemis, le spectateur est conquis par les liens qui se créent entre les hommes de l’équipage et en particulier par la relation de forte amitié qui se noue entre le capitaine et le médecin, dont les préoccupations naturalistes annoncent Darwin. Les scènes intimistes durant lesquelles les deux hommes jouent ensemble des musiques baroques (au violon et au violoncelle), marquent des pauses dans l’action et subliment le film tout en l’équilibrant.

« Master and Commander » : un film à voir et à revoir, à votre disposition dans la bibliothèque de la Villa Laurion.

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